Cinéma, Radio & Télévision
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Vous voulez en savoir plus sur le secteur en Fédération Wallonie-Bruxelles, les commissions paritaires, les financements et aides, les droits d'auteur ou encore les nouvelles technologies et les métiers émergents? Cette rubrique propose quelques informations bien utiles! Bonne lecture! |
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Le secteur en Fédération Wallonie-Bruxelles : définition et consommation
Les activités liées au
cinéma, à la radio et à la
télévision sont reprises dans ce que
l’on appelle le secteur de la culture, des loisirs et du
tourisme. Ce secteur est donc composé de plusieurs
sous-secteurs qui concernent notamment:
- Les
activités cinématographiques et
vidéo qui englobent les activités de fabrication,
de production, d’édition, de distribution et de
projection cinématographique à destination du
cinéma ou de la télévision.
- Les
activités de radio et de télévision qui
couvrent la production et la diffusion de programmes de radio ; la
production et l’émission de programmes de
télévision.
Les conditions de travail ainsi que les formations varient énormément selon le sous-secteur choisi (cinéma, radio ou télévision). Quelque soit le domaine, on peut affirmer que les parcours menant aux différents métiers sont variés et que si des formations poussées sont requises pour accéder à certaines professions, d’autres peuvent être exercées avec une formation de base.
Que ce soit en salle, en ciné-club, sur Internet ou en DVD, le cinéma figure parmi les activités culturelles les plus répandues. Ainsi, 69% de francophones se sont rendus dans les salles en 2007. Quant à la fréquentation, 27% des francophones vont au cinéma au moins une fois par mois et ils sont même 5% à y aller chaque semaine!
Avec la télévision, la radio est le loisir dit «réceptif» le plus répandu pour une partie des francophones (87% en 2007). Il apparait que 60% des francophones écoutent la radio tous les jours ou presque et 13% ne l’écoutent jamais.
On constate que, malgré la généralisation des ordinateurs dans les foyers, la télévision reste le principal loisir des francophones, tant d’un point de vue de la fréquence que du temps consacré. La proportion des foyers qui possèdent un téléviseur avoisine même les 100% (96% en 2007)! Un tiers des foyers en possède plus d’un!
Sources
: Plateforme Horizons Emploi, Secteurs d’activités
Culture, loisirs et tourisme, Le Forem, première
édition; Nomenclatures d’activités avec
notes explicatives, Bruxelles SPF Economie, PME, Classes Moyennes et
Energie, NACE-BEL 2003, 2004 ; Une radiographie des loisirs
d’intérieur, Faits & Gestes, n°31,
automne 2009
Les commissions paritaires
CP 227 : secteur audiovisuel
CP 303 : industrie cinématographique
CP 303.01 : sous-commission paritaire pour la production de films
CP 303.02 : sous-commission paritaire pour la distribution de films
CP 303.03 : sous-commission paritaire pour l’exploitation de
salles de cinéma
CP 303.04 : sous-commission paritaire pour les industries techniques du
film
CP 304 : spectacle
CP 314 : coiffure et soins de beauté
CP 329 : télévisions locales
Le financement et les aides En ce qui concerne le cinéma,
la Fédération Wallonie-Bruxelles, via la
Commission de sélection du film, émet des avis
sur des dossiers pour lesquels le gouvernement devra décider
quelle sera la somme allouée pour le projet. Il
s’agit d’un soutien
(une avance sur recettes)
à la production du film ou du programme
télévisuel. Les régions
interviennent également avec Wallimage (fonds de la
Région wallonne) qui collabore avec Bruxellimage (le fonds
créé par la Région de
Bruxelles-Capitale) ainsi que les provinces
qui soutiennent les tournages sur leur territoire (Hainaut
cinéma, fonds transfrontalier à la production
audiovisuelle, CLAP – Bureau d’accueil des
tournages des provinces de Liège et Luxembourg). Enfin au
niveau fédéral, la mise en place du tax shelter
lancé en 2003 attire de plus en plus les producteurs,
même étrangers! Les investissements TV et
télédistributeurs concernant quant à
eux 43% du budget. La Fédération
Wallonie-Bruxelles, et plus particulièrement le Service
général de l’audiovisuel et des
multimédias, dispose d’un Centre du
Cinéma et de l’Audiovisuel qui a pour mission de soutenir la production, la
création, la promotion, la diffusion et la distribution
d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles (longs
et courts métrages de fiction, d’animation,
documentaires, téléfilms de fiction et
séries télévisuelles). Au niveau
fédéral, le tax shelter fait partie
des aides à la production mises en place ainsi que la
coproduction avec les éditeurs et les distributeurs de
services audiovisuels. En effet, un arrêté du 26
mars 2009 prévoit une contribution des éditeurs
de services télévisuels et des distributeurs de
ces services à la production d’oeuvres
audiovisuelles en Fédération
Wallonie-Bruxelles. Enfin, en ce qui concerne les aides européennes et
internationales, le Centre du Cinéma et de
l’Audiovisuel a également mis en place - ou fait
partie de - plusieurs initiatives visant à favoriser la
coproduction internationale (WBIMAGES, accords de coproduction avec
différents pays, European Film Agencies Directors
– EFAD, le réseau des partenaires francophones,
MEDIA, EURIMAGES). Statuts, droits d'auteur et
droits voisins
Dans les secteurs du cinéma, de la
radio et de la télé, force est de constater que les artistes créateurs
sont souvent liés à des contrats
d’exclusivité avec des
éditeurs, des producteurs et des diffuseurs.
L’artiste devient alors un salarié. Dans le cinéma,
par exemple, c’est le producteur qui engage
l’équipe du film, y compris le
scénariste et le réalisateur! En
télévision, les émissions
sont souvent des commandes venant de chaines de
télévision ou des productions
extérieures achetées. Il arrive même
que pour certains produits comme les séries
télévisées, les créateurs
soient tenus de respecter un cahier des charges dans lequel sont
imposés le format (longueur, durée, rythme), le
style et le type de contenu. Toutes ces contraintes limitent ainsi
l’implication créative de leur part dans le
projet. Pour échapper à ce
phénomène, il s’avère que de
plus en plus d’artistes se tournent vers l’autoproduction.
En effet, les nouvelles possibilités offertes pas les
nouvelles technologies permettent dès à
présent à des amateurs de passer
«professionnels» en postant des vidéos
sur des sites, en rédigeant des blogs, etc. La
frontière entre amateurisme et professionnalisme
s’atténue et devient de plus en plus
floue… L’artiste
est également concerné par différents droits,
destinés à le protéger et à
protéger son oeuvre. Le droit
d’auteur constitue, avec les droits voisins
(artistes interprètes ou exécutants),
l’une des branches de ce que l’on appelle la
propriété intellectuelle. Si un artiste (auteur
d’écrits, réalisateur de films ou de
télévision, compositeur, etc.) crée
une oeuvre artistique et si cette oeuvre est originale
(marquée par la personnalité de son auteur) et
exprimée dans une forme (les idées ne sont pas
protégées) il est alors
protégé par la loi relative au droit
d’auteur sans qu’aucune formalité ne
soit nécessaire. Dès sa création,
l’oeuvre est en effet protégée
«naturellement». La loi prévoit
toutefois quelques exceptions qui échappent au droit
d’auteur: reproduction à usage privé,
à des fins d’utilisation dans
l’enseignement ou dans la recherche scientifique… La protection de
l’oeuvre a lieu pendant toute la
durée de vie de l’auteur et 70 ans
après sa mort. Une fois ce délai
écoulé, l’oeuvre tombe alors dans le
domaine public et peut être librement utilisée par
tous. En cas de plagiat, l’auteur devra toutefois prouver
qu’il est bien l’auteur de l’oeuvre, soit
en effectuant au préalable un enregistrement ou un
dépôt, soit un acte authentique chez un notaire
afin de déterminer la date de création si
nécessaire. L’auteur peut toutefois autoriser
l’utilisation de son oeuvre par une autre personne selon
certaines conditions qu’il aura fixées auparavant.
Il peut, par exemple, exiger une rémunération en
échange, ce que l’on appelle les redevances de
droit d’auteur. Pour cela, il devra s’adresser
à une société d’auteurs
chargée de percevoir, répartir, administrer et
gérer les droits d’auteur en Belgique mais aussi
à l’étranger. En Belgique, la SABAM et
la SACD/Scam se chargent, entre autres, de collecter les droits
d’auteur pour les artistes. Sources : Limites
du droit d’auteur et art contemporain, Mireille Buydens,
«L’art même», n°22,
éd. Ministère de la Communauté
française; Les industries culturelles, A. Vincent et M.
Wunderle, p40, n°72, CRISP, Décembre 2009 Nouvelles technologies et
métiers émergents
Depuis quelques années
déjà, aussi
bien le cinéma que la radio ou la
télévision
connaissent certaines révolutions liées
à
l’apparition des nouvelles technologies. Ces
dernières
entrainent la mise en place et le développement de nouveaux
supports, de nouvelles techniques qui demandent donc de la main
d’oeuvre qualifiée,
spécialisée dans un
domaine particulier ou polyvalente. Les métiers en lien avec
le
secteur des technologies de l’information et de la
communication
(TIC) sont notamment particulièrementprisés. La radio, par
exemple, ne s’écoute plus seulement via un poste
radio traditionnel. Dorénavant, grâce au podcasting
qui permet d’écouter gratuitement un contenu audio
téléchargé sur Internet, les auditeurs
peuvent
choisir les émissions et les rubriques qu’ils
veulent
écouter, n’importe où et
n’importe quand! Le
passage à la télévision
numérique
a quant à lui entrainé une véritable
révolution dans la façon de produire des
contenus, de les
distribuer et de consommer la télévision! La
numérisation des images et du son fait que non seulement la
transmission des programmes sera assurée par les
sociétés de distribution classiques
(câblo-distributeurs,etc.) mais aussi par des
opérateurs
de télécommunications (Be TV, VOO, Belgacom TV,
etc.) via
leurs réseaux fixes ou mobiles! Sans parler des services de
Video on Demand ou des services de télévisions
distribués en mode Peer to Peer (vidéocasting et
services
basés sur du contenu créé par les
utilisateurs)
qui fleurissent partout en Europe. Le
numérique concerne également le cinéma
puisque la distribution «classique» de films via
des copies
de bobines transmises aux cinémas fait place à un
autre
mode de distribution et de visualisation basé sur les
nouvelles
technologies. On utilise des caméras vidéo HD,
les images
sont stockées sur des supports comme le Blu Ray ou le HD DVD
ou
sur d’autres espaces de stockage les données sont
envoyées via des réseaux ultra rapides et la
projection
se fera avec des projecteurs ultra performants. Ces
nouvelles
approches du cinéma, de la radio et de la
télévision ouvrent la porte à de
nouveaux
métiers, à d’autres habitudes,
à une autre
manière de consommer de l’information et des
loisirs.
Les autres intervenants tels que les artistes interprètes,
les producteurs, les radiodiffuseurset les
télédiffuseurs sont quant à eux
protégés par ce que l’on appelle les droits voisins.
Ces droits leur garantissent une reconnaissance de leur participation
dans le processus créatif.
Et la 3D?
Déjà
bien présente dans les salles de cinéma, la 3D
envahit
à présent les salons des
téléspectateurs!
La télé, les DVD, les jeux
vidéo…tout le
multimédia y passe! En effet, la technique se
développe
de façon à ce que le
(télé-)spectateur en
ait encore et toujours plein les yeux!