LE CHÔMAGE EN WALLONIE

Le ministre wallon de l'Economie, Jean-Claude Marcourt, met en cause les différents organismes producteurs de statistiques concernant les chiffres explosifs du chômage en Wallonie.

Le Forem, service régional de l'emploi et de la formation, donne le chiffre le plus pessimiste (ou le plus réaliste ?), à savoir 17,5% de chômeurs wallons. Ce chiffre comprend les personnes qui se déclarent disponibles sur le marché du travail, à savoir les chômeurs indemnisés, les jeunes en stage d'attente, les travailleurs à temps partiel involontaires, les demandeurs d'indemnités et inoccupés inscrits librement, dont les étudiants. Au total, plus de 258.000 personnes sont donc concernées, un chiffre largement répercuté, entre autre en Flandre.
Selon le ministre cette source d'information n'est plus tout à fait pertinente depuis la suppression de l'obligation de pointage.

L'organisme payeur, l'Onem, autre producteur de statistiques, indique pour sa part 13,7% de chômeurs mais il présente l'inconvénient d'inclure les travailleurs en interruption de carrière, "ce qui n'est pas tout à fait correct" selon Mr Marcourt.

La source ayant la faveur du ministre est celle du Bureau International du Travail, laquelle permet des comparaisons internationales. Cette source-là indique, elle, un taux de chômage de 11,3%. C'est ce chiffre qui vient d’ailleurs en tête de la nouvelle brochure "Marché de l'emploi, chiffre et commentaires". Elle est disponible à cette adresse sur le site du forem.

Selon Jean-Claude Marcourt, cette multiplication des indicateurs traduit mieux la réalité du travail et la demande d'emploi en Wallonie. Et, se réjouit Jean-Claude Cahlon, le directeur du Forem, quelque soit l'indicateur choisi, le taux de chômage diminue.
Mais il subsiste quelques difficultés. Ainsi, si le chômage des 30-40 ans a fortement diminué en un an (-14,7%), celui des jeunes de moins de 25 ans et celui de longue durée ont, de leur côté, continué d’augmenter. Actuellement, les secteurs les plus porteurs semblent être la mécanique et la construction. Ces secteurs porteurs n'ont pas échappé à la vigilence du S.I.E.P. (Service d'Information sur les Etudes et les Professions) qui a édité deux ouvrages recensant l'ensemble des filières de formation.


Dans le Top 5 des postes vacants, qui totalisent à eux seuls un tiers des postes vacants, on trouve les secteurs suivants (pour les trois premiers, le classement est inchangé par rapport à 2005 et 2006)

Le Soir - avril 2007



Titre des ouvrages liés parus au S.I.E.P.
- Les métiers de la contruction
  - Le génie mécanique (en 2 tômes)
Liste des publications du siep