Reporter de guerre et "data journalism" : la difficulté de couvrir les conflits internationaux

Posté le 05/04/2026  —  Actualité suivante

De nombreux conflits armés internationaux n'autorisent plus la présence de journalistes sur place. Alors, pour continuer à informer sur les évolutions des guerres, les rédactions se tournent vers le "data journalism", le journalisme de données disponibles en ligne. Un changement qui marque une certaine évolution du métier de reporter de guerre.

De nombreux reporters de guerre se voient refuser leurs accréditations pour se rendre sur les zones de guerre afin d'informer sur ce qu'il s'y passe. Une tendance observée par de plus en plus de journalistes de terrain qui déplorent cette situation. Si par le passé certaines zones étaient assez restreintes, la presse accréditée pouvait y avoir accès, ce qui est de moins en moins le cas aujourd'hui. 

Pour continuer à couvrir et expliquer ces conflits, les rédactions se tournent aujourd'hui vers le "data journalism". Il s'agit d'utiliser les données disponibles en ligne, notamment les images satellites, pour documenter certains conflits. Ces images permettent de voir ce qu'il se passe sur place, même si aucun journaliste ne peut y être envoyé. Par exemple, il est possible de voir si des bâtiments ont été détruits ou si d'autres ont été construits. 

Bien que ces données soient utiles à l'explication des faits sur place, certains reporters déplorent le manque d'humanité. "Être sur le terrain, c'est indispensable, c'est remettre l'humain au cœur du reportage. Pour pouvoir raconter, pour pouvoir montrer, il faut aller sur place", explique un journaliste. De plus, dans une société où l'intelligence artificielle progresse à grands pas, le métier va nécessiter une présence sur place. Le "data journalism" et le reporter de guerre pourraient donc devenir deux aspects complémentaire pour informer. 

RTBF Actus, 5 avril 2026  


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