Télétravail : le recul après l'expansion
| Posté le 12/03/2026 — Actualité précédente / suivante |
Depuis la crise du Covid-19 il y a 6 ans, le télétravail a connu une expansion massive. Il a presque triplé en dix ans. Un phénomène que de nombreuses entreprises tentent aujourd'hui de ralentir.
Le Bureau fédéral du Plan, en collaboration avec le SPF Mobilité et Transport, a réalisé une enquête dont l'un des constats est l'augmentation du taux de télétravail ces dix dernières années, principalement encouragé par la pandémie de 2020. Sur l'ensemble de la population active, 17% des jours travaillés se font en télétravail, contre 4% il y a dix ans.
La part de télétravail augmentera-t-elle encore ?
Le Bureau du Plan estime que le taux de télétravail ne devrait pas continuer d'augmenter. Tout d'abord parce que de nombreuses professions ne se prêtent pas au télétravail : personnel soignant, enseignants, éboueurs, caissiers, vendeurs ou encore serveurs. De plus, de nombreuses entreprises tentent doucement de faire marche arrière par rapport au télétravail, souvent par soucis de recréer du lien social entre les équipes. Si la pandémie de Covid a encouragé les travailleurs à télétravailler un maximum, maintenant, les entreprises tentent de revenir à un minimum de trois jours par semaine au bureau.
Un retour au bureau difficile à imposer
Cependant, imposer le retour au bureau ne fonctionne pas. En effet, l'expansion du télétravail en a fait un avantage extralégal devenu presque indispensable pour de nombreux travailleurs. La numérisation a également permis d'abonder en ce sens. Là où de nombreux emplois devaient absolument se prester au bureau (par exemple, la comptabilité, pour laquelle le comptable devait avoir accès à tous les dossiers au bureau), la numérisation a permis d'assurer de nombreux emplois totalement à distance.
Le Soir et RTBF Actus, 12 mars 2026