Interview anonyme,
Guide-conférencier et agent de voyages
| Interview réalisée en novembre 2025 |
Pouvez-vous retracer brièvement votre parcours scolaire ?
J’ai suivi une formation universitaire en tant qu’historien. Ensuite, j’ai fait une agrégation pour enseigner ainsi qu’une maîtrise en histoire des religions.
Quelles ont été vos expériences professionnelles avant votre emploi actuel ?
Ça fait 25 ans que je travaille dans le domaine du tourisme, je n’ai jamais travaillé dans d’autres secteurs. J’ai occupé de nombreux postes : agent de voyage, guide-accompagnateur, guide conférencier, guide touristique, etc.
En quoi consiste votre travail ? Comment s’organise-t-il ?
Une partie de mon travail est constitué de tâches administratives et créatives : gestion de mails, réservations, création de catalogue, etc. Je suis aussi guide-conférencier et j’accompagne des groupes lors des voyages, un peu partout dans le monde, principalement en Amérique latine. Il m’arrive aussi de guider en Belgique lors de randonnées, de visites de musées ou de sites archéologiques.
Lors d’un voyage, c’est l’accompagnateur qui propose le programme. Sur place, il faut gérer les coulisses : relations avec les guides locaux, les hôtels, solutionner les problèmes, etc. C’est un travail à responsabilités. Il est aussi important de connaître la région du voyage afin d’apporter une valeur ajoutée d’un point de vue culturel.
Quels sont les aspects positifs et négatifs de votre profession ?
Ce travail me permet de voyager et d’être payé pour cela. On rencontre de nombreuses personnes.
Le côté négatif, c’est que la paie n’est pas très élevée. Nous pouvons aussi tomber sur des personnes pénibles. Je prends aussi moins de plaisir dans des lieux que j’ai déjà visités à plusieurs reprises. Il faut aussi trouver un équilibre avec sa vie de famille si nous partons souvent.
Selon vous, quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
La plus grande qualité, c’est la patience. Il faut être patient avec les gens, les accepter tels qu’ils sont. C’est un métier de passion où les heures ne sont pas comptées. C’est important d’être débrouillard et de connaître des langues étrangères.
Avec qui collaborez-vous ? Est-ce un travail d’équipe ?
Chez nous, on travaille de manière triangulaire entre l’accompagnateur/le guide, l’agence réceptive et l’agent de voyage.
Quelles sont vos conditions de travail ?
Je travaille en tant qu’indépendant complémentaire mais d’autres statuts sont possibles (indépendant, CDD, etc.). Les horaires sont très flexibles.
Comment se porte le secteur du tourisme en Belgique ?
Les voyages sont de plus en plus chers. Chez mon employeur, on propose moins de destinations qu’il y a quelques années. Les gens voyagent aussi plus par eux-mêmes, sans agence.
Quels sont les conseils que vous donneriez à un jeune qui a envie de se lancer dans ce métier ?
Être accompagnateur de manière complémentaire, juste un ou deux fois par an. Ça doit rester un plaisir.
Il est important d’avoir le goût du voyage et de la gestion humaine.
Pourquoi avoir choisi ce métier ?
J’aime voyager et j’aime l’histoire. Ce travail me permet d’allier mes passions.
Avez-vous une anecdote ?
Ce que je préfère, c’est aller dans des vieilles ruines dans la jungle, du côté des Caraïbes. Dans une ruine Maya, un toucan est passé juste à côté de nous, c’était juste magique.